François Etienne BRÉJON est le dernier né en 1792 des 4 enfants issus du mariage de François « Le Jeune » BRÉJON, vigneron à Pavant, et Marie Louise VALLET. Il est le seul garçon et a tout juste 20 ans en 1813.

Il est un cousin germain de notre aïeul Jean Pierre BRÉJON comme indiqué ci-dessus.
En 1807, le siège de Dantzig par l’armée française de Napoléon s’est soldé par une victoire de cette dernière contre les Prusses et les Russes alliés. La « république de Dantzig » est ainsi devenue un petit état sous tutelle française.
Six ans plus tard, la situation a changé: la campagne de Russie de 1812 a décimé l’armée Napoléonienne et Prusses et Russes viennent à leur tour assiéger Dantzig début 1813. Le siège et les batailles vont durer toute l’année et la capitulation française n’interviendra que le 29 décembre 1813. La garnison se rendra le 2 janvier 1814 et les Français faits prisonniers de guerre seront emmenés en Russie soit 14 généraux et près de 9 000 soldats.
François Etienne sert en tant que carabinier au 4ème Bataillon du 17ème Régiment d’Infanterie légère et fait partie des soldats assiégés à Dantzig.
Le 5 mars, la bataille met aux prises 6 régiments d’infanterie et 2 de cosaques. La journée se solde pour les Russes par la perte de 1 500 hommes et 500 prisonniers, les Français en perdant 700.
Le 24 mars, 350 russes se retrouvent prisonniers aux mains des Français. En même temps, l’épidémie tue jusqu’à 200 hommes par jour.
François Etienne meurt en mars 1813 à l’hôpital militaire de Dantzig, probablement suite à l’une de ces batailles. La date exacte n’est pas connue car son décès n’est retranscrit que 2 ans et demi plus tard le 30 novembre 1815 par Jean-Marie PASQUIER, ex-fourrier (chargé de l’intendance pour loger, nourrir et équiper les soldats) et Marie PIERRE, ex-voltigeur (le voltigeur est sélectionné pour sa petite taille inférieure à 1m60, son agilité et sa valeur au combat), tous deux rentrés au pays en début d’année, le premier à Charly sur Marne chez sa mère Marie Nicolle COMTESSE veuve PASQUIER et le second à Saulchery.

Cette déclaration (page 257 / 305) est faite sous serment en présence de Marie Louise VALLET, la mère de François Etienne. Son père n’est pas présent car il est décédé 6 semaines plus tôt mi-octobre 1815.
Pour en savoir plus : Le siège de Dantzig en 1813 par M. de Marchangy – 1814