Le Chariot d’Or est racheté 7,200 francs par François Claude BESNARD (1852-1926), fils naturel, bronzier et marchand d’ornements d’église, et Eugénie Émilie REMILLAT, (1856-1914) sa seconde épouse depuis 1886, caissière au 39 boulevard Saint Michel à Paris, originaire de l’Isère. Leur résidence est alors au 34 rue Saint Sulpice à Paris dans le VIème arrondissement.
Remarque : Eugénie REMILLAT vient du village de la Tronche, à 30 km du siège de la papeterie iséroise pour laquelle travaillait Gustave TAUPINARD, le précédent propriétaire; est-ce une coïncidence ou se sont-ils connus via l’Isère ?
Famille BESNARD- REMILLAT de 1910 à 1926 :
François a déjà une fille Louise BESNARD (1878-1960) d’un premier mariage en 1875 avec Alexandrine Céline RICHARDON, couturière, épouse décédée à 32 ans en 1883. Leur fille unique sera « Sœur Marie du Sacré Cœur » au Couvent de l’Adoration Réparatrice à Saint Dizier.

Trois filles et un garçon sont nés de la seconde union de François BESNARD avec Eugénie RÉMILLAT qui habitent au 3 rue Canivet dans le 6ème arrondissement, immeuble bâti par le Prince de Beauveau:
– Jeanne BESNARD (1896-1973), née rue Canivet, épouse de Harold TWITCHIN (1894-1969)
– Madeleine BESNARD (1893-1988), née rue Canivet
– François Émile BESNARD (1890- < 1970), « Père Antoine » religieux à l’Abbaye cistercienne de Bonnecombe à Comps-la-Grand-Ville dans l’Aveyron, né au 17 rue Servandoni, rue voisine
– Claudia BESNARD (1889-1966), née rue Canivet, épouse de Jacques MARTIN (1885-1976). Originaire de Marseille, Jacques MARTIN était sculpteur, parmi les plus prolifiques de l’Entre-deux-guerres en terme de créations religieuses et monuments aux morts.
Ci-dessous une statue le représentant:

Et quelques-unes de ses œuvres:
François BESNARD et Eugénie RÉMILLAT habiteront ensuite au 34 rue Saint Sulpice dans le 6ème arrondissement à Paris. Eugénie décède en 1914 à 58 ans à Grenoble où elle se trouvait momentanément.
En 1923, leur fille Madeleine BESNARD vend ses parts de la propriété héritées de sa mère à ses 2 demi-sœurs Jeanne et Claudia pour un montant de 2,000 francs.
Veuf depuis 12 ans, François Claude BESNARD décède en 1926 à son domicile parisien au 66 rue des Plantes. Ses 5 enfants héritent donc pleinement du Chariot d’Or suite au décès de leur père.
Famille BESNARD – TWITCHIN – MARTIN de 1926 à 1972 :
En 1928, Louise BESNARD, religieuse, vend ses parts de la propriété à ses 2 demi-sœurs Jeanne et Claudia pour un montant de 3,000 francs.
Source: Bureau des hypothèques de Corbeil – 09/08/1928 – volume 4539 – numéro 35.
De même, Émile BESNARD vend ses parts de la propriété à ses 2 sœurs Jeanne et Claudia pour un montant de 6,750 francs.
Source: Bureau des hypothèques de Corbeil – 09/08/1928 – volume 4540 – numéro 1er.
La Matrice des propriétés non bâties de Balizy de 1914 (3P/2801 – page 56/494) nous indique que la propriété occupait une surface de 26 ares et 40 centiares soit 2640 m2 qui sera réduite à 1900 m2 avec la revente d’une partie du terrain qui est indiquée lors de la mise à jour de 1965:

Cette évolution qui date de 1963 (Source: Bureau des hypothèques de Corbeil – 26/02/1963 – volume 11171 – numéro 4) est retranscrite en 1965, avec une partie du terrain d’une surface de 740 m2 vendue à Pierre GAUFFRE, domicilié à Nogent sur Marne (3P/2801 – page 169/494) :

En 1969, un second lot est vendu à Monsieur TWITCHIN.
Source: Bureau des hypothèques de Corbeil – 05/02/1970 – volume 16341 – numéro 10.
Le cadastre mis à jour en 1966 (785W/90 – page 11/16) donne cette répartition des parcelles:



