En 1972, Jacques MARTIN est veuf de Claudia BESNARD et habite à Paris, 13 rue Antoine Chantin dans le 14ème arrondissement. Sa belle-sœur Jeanne BESNARD et son mari Harold TWITCHIN vivent également à Paris 4 rue Érard dans le 12ème arrondissement. Son autre belle-sœur Madeleine Marie Josèphe vit au 36 rue d’Ulm dans le 5ème.
Ils vendent d’un commun accord le troisième lot (n°49) qui comporte l’habitation principale qui revient alors à M. et Mme D.:
La maison est alors « sur 2 étages et composée de 7 pièces d’habitation et d’un atelier d’artiste« .
Le terrain est réduit à une surface de 1091 m2 suite à la découpe en 3 lots.
Hasard des rencontres, la maison paraîtra dans un magazine russe de décoration et de maisons :
« Une maison pour toi »: ENTRE VILLE ET VILLAGE. Au premier abord, cette maison n’a rien de particulier. Elle ressemble à des milliers de maisons de villages disséminées dans la campagne française… Simple à l’extérieur, elle est l’incarnation même de l’élégance à l’intérieur. Les propriétaires la chérissent comme un être vivant, un membre à part entière de la famille, et ne s’en sépareraient jamais. [Texte de Suriya SADEKOVA, photos de Mikhail STEPANOV]
De l’extérieur, la maison ressemble à mille fermes traditionnelles françaises. Son intérieur est le fruit d’un travail minutieux, le résultat d’une longue recherche du moindre détail. Grands amateurs de cafés parisiens, les propriétaires ont cherché à recréer la même atmosphère dans leur salon.
Le nombre de tableaux et de photos ne laisse aucun doute: les propriétaires de cette « ferme » apprécient les galeries parisiennes et ne sont pas étrangers au mode de vie bohème. Le salon est agrémenté d’un comptoir de bar, acheté sur un coup de tête, avec tous ses accessoires, y compris la tireuse à bière encore en état de marche.
Un confessionnal monumental provenant d’une église catholique et une cheminée témoignent du fait que, dans cette maison, les traditions sont tenues en haute estime.
Le poêle situé à l’entrée du salon n’a réchauffé personne depuis longtemps, mais sert de support à une énorme citrouille cultivée par les propriétaires dans leur jardin. Une cuisinière professionnelle, une rareté dans une cuisine française. Cuisiner avec exige une virtuosité particulière; pas étonnant qu’on l’appelle communément un « piano ».
Un escalier en bois pentu relie les deux parties de la maison. Les pas des enfants résonnent sur ces marches depuis deux cent ans.
Dans les années 1990, le terrain sera alloti à nouveau (n°142) et une partie (ex n°49) cédée pour former une autre parcelle n°141.