Au Chariot d’Or avec les GRANDIN, aubergistes, de 1775 à 1808 (3/9)

Le 16 mars 1775, le notaire parisien Maître LEBRUN enregistre le contrat de vente pour 15,000 livres de la propriété (insinué ensuite à Longjumeau le 22 mai 1775) de Marie Madeleine BENEVAULT veuve MOYREAU à Michel GRANDIN (1730 – 1801) et son épouse Marguerite LAMOUREUX (1715 – 1809).

Baptême de Michel GRANDIN le 6 octobre 1730 à Chilly-Mazarin

Michel GRANDIN, est né en 1730 à Chilly-Mazarin. Il est le 4ème d’une fratrie d’au moins 12 enfants dont la moitié décède en bas âge.

Ses parents, Michel GRANDIN père (1693 – 1763) et Marie HUBERT (1700 – 1774), sont hôteliers à Longjumeau à l’enseigne du Coq, métiers qu’exerçaient également ses deux grands-pères: le grand-père paternel Estienne François GRANDIN (1663 – 1731) était déjà l’hôtelier du Coq et le grand-père maternel Jean HUBERT (1662 – 1720) était l’hôtelier de La Licorne à Chilly-Mazarin.

Marie Leszczynska (1703 – 1768), Reine de France

Michel GRANDIN père est cité comme chef de l’Échansonnerie de la Reine sur son acte de décès en 1763. Les échansons étaient les officiers chargés de servir à boire à un souverain ou personnage de haut rang. En raison de la crainte permanente d’intrigues et de complots, la charge revenait à une

personne en qui le souverain plaçait une confiance totale. L’échanson devait en particulier veiller à écarter tout risque d’empoisonnement et parfois même goûter le vin avant de le servir.

Signature de Michel GRANDIN – 1763

Michel GRANDIN fils est marchand et reprend l’auberge familiale car on le retrouve hôtelier du Coq à Longjumeau.

Sa tante, Anne GRANDIN, tient avec son époux Louis CHOISEAU, ancien boucher, l’hôtel du Sauvage à Longjumeau.
Son oncle et parrain Jean GRANDIN est boulanger à Longjumeau et également procureur fiscal de la commune.

Elisabeth, une des petites sœurs de Michel est l’épouse de Pierre GATEAU, qui est également hôtelier à Longjumeau.

Signature de Marie Michèle GRANDIN – 1787

Marie Michèle, sœur aînée de Michel GRANDIN, épouse en 1750 Claude LAMOUREUX, fermier de la Grange du Breuil à Ballainvilliers, également receveur de la seigneurie de Saulx-les-Chartreux et officier du Roi.
Michel GRANDIN épouse 5 ans plus tard à Saulx-les-Chartreux la petite sœur de son beau-frère, Marguerite LAMOUREUX:

Signature de Marie Marguerite LAMOUREUX – 1801

Les LAMOUREUX sont des familles de cultivateurs depuis plusieurs générations à la Grange du Breuil et à Balizy et nous les retrouvons dans les habitants de la propriété. Ainsi, parmi les nouveaux voisins mitoyens des GRANDIN-LAMOUREUX, se trouvent les héritiers de Toussaint LAMOUREUX, fermier de Balizy et receveur de Paray, également oncle paternel de Marguerite LAMOUREUX, décédé en 1769.

Michel et Marguerite ont au moins 5 enfants:

  • Michel GRANDIN, troisième du nom, né en 1756, décédé jeune
  • Marie Marguerite GRANDIN (1758 – 1835), qui épouse en 1781 Charles Louis RADOT, (1759 – 1799) originaire de Villejuif,
  • Élisabeth Sophie GRANDIN, née en 1761, épouse de Louis GODEFROY (1754-1802), marchand épicier à Longjumeau
  • Marie Michelle GRANDIN (1762 – 1834), épouse de Dominique BILLOUIN (1763 – 1842). Ils vivent à Longjumeau où ils sont présents dans le 1er recensement de 1817:
Recensement de Longjumeau – 1817 (page 5/88)

Une des sœurs de Dominique BILLOIN, Marie Louise, se marie avec Charles Bernard BRUNET, marchand épicier et maire de Longjumeau entre 1813 et 1816.

Recensement de Longjumeau – 1817 (page 62/88)

Dominique BILLOIN, père de Dominique et Marie Louise, est désigné Seigneur de Bellejambe, qui est le nom d’un très ancien fief de Marcoussis dont la famille BILLOIN fut en partie propriétaire au XVIIIème siècle.

  • Pierre Michel GRANDIN, né en 1764, décédé jeune également
Enfants de Michel GRANDIN et Marguerite LAMOUREUX

On retrouve la trace de Michel GRANDIN dans les petites annonces de 1774 dans lesquelles il déclarait la perte de son registre de commerce, pour lequel il offrait une récompense :

Une honnête récompense y est promise; l’histoire ne dit pas si elle a pu être offerte…

Pour avoir une trace de la propriété à l’époque, le plan d’intendance est une bonne source; il est l’ancienne version du cadastre, réalisé à l’échelle des paroisses dans les années 1780 à la demande de l’intendant de la Généralité de Paris, Louis BERTIER de SAUVIGNY. Le but de de ce plan était d’obtenir une meilleure répartition de la taille, l’impôt royal perçu sous l’Ancien Régime. Celui de Balizy a été réalisé en 1782:

Sur le plan de 1782 est dessinée une habitation en forme de U, dont l’ouverture donne sur le Chemin de Balizy, – actuellement route de Ballainvilliers se prolongeant sur la route de Corbeil – également située au début du chemin du Chariot d’Or, devenue rue du Chariot d’Or depuis. A cette date-là, nous n’en savons pas plus sur la propriété elle-même.
Derrière la propriété et dans le prolongement du chemin du Chariot d’Or, se trouvent un deuxième grand bâtiment et un troisième plus petit.

Du côté de Michel GRANDIN et Marguerite LAMOUREUX, leur fille Marie Marguerite GRANDIN et leur gendre Charles Louis RADOT leur rachètent pour 33,000 livres la propriété du Chariot d’Or avec 15 arpents de terres réparties sur Balizy, Ballainvilliers, Chilly-Mazarin et Champlan.
Le contrat (référence MC/ET/XVII/1078) est passé devant Maître LANGLOIS, notaire à Paris, le 3 juillet 1794, 19 ans après que l’immeuble soit entré dans la famille GRANDIN en 1775.

Vente maison en pierre et terre
Michel Grandin et Marguerite Lamoureux son épouse à Charles Louis Radot et Marie Marguerite Grandin

Cet acte de vente de 1794 nous permet d’avoir une première description de la propriété située dans le Grand Balizy, en face d’un jardin dit Le Jardin Brûlé :

Les parents de Marguerite GRANDIN ont alors tous deux 63 ans.

Un relais de poste

Son époux Charles Louis RADOT est agriculteur et maître de poste à Essonnes, commune qui fusionnera plus tard avec Corbeil; il tient un relais de poste aux chevaux et fournit des relais aux voitures de l’administration des postes. En tant que maître de poste, il dirige plusieurs personnes autour de lui : domestiques, postillons, valets et lingères. Les maîtres de poste sont également souvent aubergistes.
Ils n’habitent pas au Chariot d’Or – même s’ils en sont propriétaires suite au rachat réalisé en 1794 – où seuls résident leurs (beaux-)parents, Michel GRANDIN et Marguerite LAMOUREUX.

Les nouveaux propriétaires Marguerite et Charles Louis RADOT ont 3 enfants. L’ainé vivra également à Essonnes, leur fille s’établira à Saint Denis avec son époux et le second fils à Arpajon.

Enfants de Marie Marguerite GRANDIN et Charles Louis RADOT
  • Charles Louis RADOT fils ainé, (1782 – 1846), sera également maître de poste comme son père, ainsi que maire d’Essonnes. Il épouse Antoinette Rose COURTOIS (1786 – 1827) en 1810 à Angerville puis Élisabeth Christine CHAROLLET en secondes noces en 1839 à Essonnes. En 1817, il vit avec sa première épouse et ses 3 enfants à Essonnes:
Recensement Essonnes – 1817 (page 5 / 72)
  • Louise Prudence RADOT (1784 – 1829), née à Villejuif, épouse en 1807 François Denis MAILLET, marchand de laines à Saint Denis, né en 1782 dans la Somme à Beaucamps-le-Jeune. Ils résident à Saint Denis en 1808.
  • Louis Augustin RADOT, (1785 – 1823), également maître de poste comme son frère aîné et son père, épouse Antoinette Rosalie PÉAN en 1809 à Arpajon, également fille de maîtres de poste à Arpajon

Mais, le père Charles Louis RADOT décède jeune en 1799, à son domicile d’Essonnes. Nous sommes le 9 mai, 10 jours avant son 40ème anniversaire.

Signature de Marguerite GRANDIN épouse RADOT – 1799

Son beau-père Michel GRANDIN décède le 6 février 1801 à Balizy au Chariot d’Or où il a fêté ses 70 ans quelques mois plus tôt. Marguerite GRANDIN perd ainsi mari et père en l’espace de 2 ans.
Quelques jours avant, le 2 février 1801, Marguerite GRANDIN, veuve RADOT, qui vit à Essonnes, signe un bail de location d’une partie de la propriété au profit d’une famille de cultivateurs, Jacques MONTGOBERT et Anne-Germaine NARJEAU ainsi que leur fils adulte Louis Jacques MONTGOBERT.

Le bail est validé pour l’année suivante à compter du 12 novembre 1802 pour une durée de 9 ans. La maison louée est constituée de 2 pièces et est ainsi décrite:

L’inventaire des biens de Michel GRANDIN, réalisé peu après son décès en 1801, prendra 9 jours. Il est retranscrit sur 80 pages qui mettent en évidence l’étendue des biens possédés par la famille GRANDIN.

L’inventaire est très précis et décrit la totalité du contenu des pièces et du mobilier de la maison du Chariot d’Or:

Dans une salle basse à feu ayant son entrée par une cuisine et vue par quatre croisées tant sur la cour que sur le terrain joignant le principal corps de logis

… La Veuve GRANDIN a requis le citoyen juge de paix de reconnaître et lever ses scellés sur la porte du grenier où se trouve renfermé le fruit de la récolte dernière qui peut avoir souffert des intempéries et pourrait périr tout à fait s’il ne le serait pas déjà afin qu’elle puisse garantir ceux qui peuvent encore l’être auquel réquisitoire les enfants GRANDIN susnommés ayant adhéré pour les motifs …

-un petit matelas de petite laine couvert de vieille toile à carreau et de vieille […] […] […] […] […] […] rempli aussi de pareille laine, un traversin, deux oreillers de laines remplis de […] […] , coussin élimé QUATORZE FRANCS

– un sac de gros treillis rempli de petits sachets de lin DIX FRANCS

– dix draps de toile de ménage de chacun quatre […] et demi partie élimé et rapiécé SOIXANTE FRANCS

– douze chemises à usage d’homme […] très élimées et rapiécées DIX HUIT FRANCS

– huit chemises à usage de femme aussi élimées et rapiécées SEIZE FRANCS

– quatre serviettes et quatre petite nappes de cinq quarts sept […] à cordon de toile de ménage VINGT FRANCS

– une moyenne couverture de laine blanche élimée, deux fauteuils couverts de toile et garni de […] […] chaise en […] garni de tapisserie de moquette, une chaise de cane, et son siège couvert en cuir, un tabouret couvert de tapisserie garni […] […] […] […] en bois blanc, une table antique couverte en cuir très antique, une petite armoire en bois de chêne à un volet fermant actif et trois traversées en bois blanc, trois pelotes de cordeau à étendre le linge, un guéridon, douze tableaux peints sur toile représentant différents personnages, une cassette en bois blanc […] […] […] […] en partie de tout chambre de […] de tapisserie […] […], cinq sacs de […][…], trois petits coussins intérieur[?] couvert de différents […], une nappe de toile de ménage, deux petites serviettes , le tout très élimé QUARANTE CINQ FRANCS

– une seringue et son canon en étain CINQ FRANCS

Dans une chambre en feu et ensuite de celle ci-dessus dite ayant vue par une croisée sur la cour et tout sur le clos[?]

– deux fauteuils garni de crin couvert de tapisserie à l’aiguille, un autre fauteuil garni de bourre couvert aussi de tapisserie, huit chaises, un tabouret garni en bourre couvert de tapisserie, un fauteuil et quatre chaises de bois blanc […] de paille, un autre fauteuil aussi en bois blanc, le tout vermoulu et élimé VINGT SIX FRANCS

– deux armoires antiques et forme de bibliothèque garni […] de deux […] […] […] […] […] de […] garni de différents tiroirs […], trois tableaux sur toile représentant des figures humaines TROIS FRANCS

Dans une petite chambre on […] sur celle cy-dessus dite vue sur la cour

– deux fauteuils en crin garni de tapisserie à l’aiguille à fleur, deux autres fauteuils et un chaise garnis de crin couvert de tapisserie, une couchette à […] […] de trois pieds et sur […], un paillasson de grosse toile posé, deux baldaquins en différentes siamoises, […] […] d’armoire antique à deux volets garni de trois tiroirs et dans lesquels ne s’est rien trouvé, un […] antique garni de différents tiroirs, la tenture de ladite chambre, une vieille Jusianne[?], un autre fauteuil en canne SOIXANTE CINQ FRANCS

– La cloison séparant les deux chambres garnie d’un porte en […], une petite armoire à deux volets en bois blanc DIX HUIT FRANCS

– une petite table couverte d’un tapis vert, une autre petite table de […] sans […] DEUX FRANCS

Dans une autre chambre ensuite

– […] […] […] […] […]

[…] […] […] […] […]

[…] […] […] […] […]

CINQUANTE HUIT FRANCS

– un fauteuil , deux chaises antiques garnis de […] couverts de différentes tapisserie, une table couverte, deux tapis verts mais ancien[?], une chaise de bois blanc […] de paille, une commode ancienne à trois tiroirs, […] […], un miroir de vingt pouces sur vingt quatre de glace comportant biseau dans soin cadre de bois de noyer, un autre petit miroir dont la glace est aussi tâchée[?] dans son cadre garni de cuir doré, une nappe et son pot de fayance commun, une tringle en fer, deux tableaux peints sur toile dans leur cadre de bois doré, la tenture de la chambre en différents […] […] TRENTE FRANCS

Dans une autre petite chambre en face de celle cy-dessus ayant vue sur ledit clos

– une couchette de trois pieds[…] […] […]

[…] […] […] […] […]

[…] […] […] […] […]

SOIXANTE HUIT FRANCS

Dans la cuisine ouvrant sur la cour ayant vue sur ycelle par une croisée et deux croisées sur le jardin

– une moyenne crémaillère, un garde cendre, pelle, pincette, un chenet en forme de […]

SEPT FRANCS

– une moyenne marmite en fonte avec son couvercle, une grande fourchette […], un […] moyen, une grande et une petite poêle à frire, un grand chandelier de taule, une moyenne lèchefrite ONZE FRANCS

– un grand un moyen chaudron, trois autres moyens et quatre autres petits chaudrons, un poêlon, une petite passoire, une cuillère à pot et une […], un moyen paire[?] de balance, cinq chandeliers et un de […], une poêle le tout de cuivre jaune QUARANTE FRANCS

– une fontaine contenant environ trois […], deux dessous de tourtière et un couvercle de tourtière, deux casseroles dont une à poignée, une autre casserole à queue, deux passoires, deux bassines[?], deux […], le tout de cuivre rouge SOIXANTE SIX FRANCS

– quatre porte plats, quatre casseroles, un dessus de casserole, deux passoires, une autre casserole, un […], un entonnoir, le tout de fer blanc SIX FRANCS

– une fontaine de grès avec son couvercle garni d’osier sur son pied en bois […] […] […] […] […] […] […] […] QUATORZE FRANCS

– quarante deux pièces en faïence […] […] […] […] […] […] […] […] SEPT FRANCS

– treize pièces de poterie et grainerie partie défectueux, soixante onze bouteilles de gros verre et […] […] partie étoilé[?] DIX HUIT FRANCS

– un couvre-feu en taule à deux poignées en fer, un autre petit gril, une moyenne cuillère à pot en cuivre rouge, […] […] […] […] […] […] CINQ FRANCS

– cinq fers à repasser le linge mais anciens, un soufflet en feuillet, deux fourneaux en plâtre portatifs garni de chaume, deux […] […] […] […], deux tables ployantes, une table de cuisine longue mais très ancienne, un billot au bout sur un trois-pieds DIX NEUF FRANCS

– un fourneau en terre, une petite cassette, son couvercle, un bois d’armoire antique, un bois de chaix[?] à deux volets garni d’une serrure de fer, son châssis en bois de chêne, un porte poêle, deux planches servant de tablette, une chaise à sol en soie de tonnellerie, cinq vieilles chaises en bois blanc foncé[?] de paille dont une garnie de son coussin en laine couvert de toile de ménage, huit petits […] paniers et corbeilles VINGT FRANCS

– deux petits miroirs antiques dont leur cadre est garni de cuivre doré, une étrille à cheval, une petite chaudière en fonte, un four de campagne, un […], trois lanternes en fer blanc NEUF FRANCS QUARANTE

un petit rideau, deux petits tas de chiffon, un petit rideau de fenêtre en toile [???] DEUX FRANCS

Dans une chambre ouvrant dans la cuisine ayant vue par deux croisées l’une sur ladite cour et l’autre sur le clos

– un petit gril en fer, une petite ….

Huit mois plus tard, en octobre 1801, la veuve GRANDIN, Marguerite LAMOUREUX, 43 ans, organise sa succession; elle abandonne ses biens à ses enfants tout en gardant l’usufruit du Chariot d’Or, ce dernier n’étant loué qu’en partie à la famille MONTGOBERT-NARJEAU.

Cinq ans plus tard, le 19 février 1807, le partage des biens, fonds et rentes à Essonnes, Longjumeau et environs de Marguerite GRANDIN, veuve RADOT avec ses 3 enfants est signé devant Maître Claude RANDOUIN, notaire à Corbeil et enregistré une semaine plus tard, contre paiement de 3 francs et 30 centimes:

https://archives.essonne.fr/ark:/28047/rzq52bl0sj37/aa5f550c-b863-455c-9d54-e6b25bd32937 (« 8U/14 » p87/206)

En 1808, Louise Prudence RADOT épouse MAILLET, fille de Marie Marguerite GRANDIN, vend le Chariot d’Or, qui comprend deux propriétés différentes, à deux acheteurs différents:

  • Le premier est Marie Madeleine MONTGOBERT, épouse d’Etienne CHARPENTIER, meunier au moulin de Gravigny
  • Le second est Pierre PRAT qui achète la propriété restante du Chariot d’Or – celle qui nous concerne – pour la somme de 3,000 francs selon l’acte passé devant Maître GUILBERT, notaire à Saint Denis.

Marie Marguerite GRANDIN a t’elle rapidement quitté le village d’Essonnes pour revenir à Balizy suite au décès de son époux en 1799 ou est-elle restée vivre quelques années à Essonnes où son aîné y était lui aussi maître de poste ?
La question reste entière.
Rappelons qu’elle a l’usufruit du Chariot d’Or qui est loué partiellement depuis 1802 puis revendu en 1808. Cela n’empêchera pas Marguerite GRANDIN de revenir vivre à Longjumeau; elle y est recensée en 1817 et y demeurera jusqu’à son décès en 1835, à l’âge de 77 ans.

Recensement de Longjumeau – 1817 (page 70/88)

Son fils cadet Louis Augustin RADOT décède à 37 ans en 1823 au 12 rue Saint André des Arts et est inhumé au cimetière du Père Lachaise.

Le 26 mai 1826, Marie Marguerite GRANDIN vend pour 1,100 francs un appartement situé rue du Faubourg d’Austerlitz à Paris:

Sa fille Louise Prudence RADOT, l’épouse du marchand de laine Denis MAILLET, décède quelques années plus tard en 1829 à Lisse à l’âge de 45 ans.

On retrouve la trace de son seul enfant restant, Charles Louis RADOT, quelques années plus tard le 25 septembre 1832 car il habite alors 4 rue du Petit Lion, Saint Sulpice à Paris:

Charles Louis RADOT fils, tout en étant maître de poste à Essonnes comme le fut son père, apparait en 1822 comme un des propriétaires longjumellois de plusieurs hectares de terres, en plus de la maison familiale (page 13/334):

Charles Louis RADOT décède à 64 ans en 1846 chez lui à Essonnes rue d’Angoulême après avoir progressivement revendu ses biens depuis 1837.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Les racines du pissenlit

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture